Une journée au sein de la petite ferme perlière.

Une journée au sein de la petite ferme perlière.

Le ciel s'embrase avec le lever du jour  et se miroite dans le lagon. La ferme perlière s'éveille...
Le ciel s’embrase avec le lever du jour.
Un moment de grande sérénité avant de démarrer a journée de travail.

Il est 5 heures, ce n’est pas Paris qui s’éveille mais à 20 000km de là, le petit lagon de Manihi qui se pare de ses premières couleurs.

Le coq vient de chanter, ce qui ne plait pas à tout le monde, mais c’est le réveil quotidien qui vient de sonner. Dans 1 heures et demi, l’équipe se mettra en route ou plutôt embarquera sur le bateau pour une première plongée afin de ramener les huîtres perlières.

Pour ma part, le café avalé, je commence les premiers préparatifs de cette nouvelle journée qui comme toutes les autres va être plutôt longue. Descendre le bateau de son « Taviri », vérifier les blocs de plongée, les nourrices d’essences et le matériel de grûtage qui nous permettra de remonter les nacres sur le bateau.

Le "taviri" est un astucieux procédé qui permet de garder la bateau hors de l'eau afin d'éviter de mettre de l'anti fouling, nocif pour le lagon.
Le « TAVIRI », un astucieux procédé local, qui permet de stationner son embarcation hors de l’eau et des algues. Cela évite l’utilisation d’un antifouling nocif pour le lagon.

Pour mieux rentabiliser les déplacements sur l’eau, nous récupérons 2 variétés de nacres aujourd’hui. La petite équipe de trois que nous sommes va sortir un lot d’huître perlières déjà greffées pour les nettoyer et un autre lot destiné à être récolté.

La tension est grande et le verdict tombera dans quelques heures. En effet, de la qualité de la récolte , dépendra l’épanouissement de la petite ferme artisanale. En cas contraire, la situation peut devenir compliquée… Un insupportable suspens !

Tout commence par de la plongée.

Un plongeur en apnée en train de poser de chapelets de nacres sur la filière.À 5 mètres plus haut,, le bateau semble petit
Dans une petite ferme artisanal, le gros du travail sur les filières se fait en apnée.

La quantité de nacres à manipuler étant modeste, les plongées se feront en apnée. Le premier lot de 500 nacres récoltables, gréffées il y a 18 mois, est déposé sur le platier. Un équipier commence à les conditionner en vue de la récolte. Les nacres sont détachées des ficelles qui les supportent sur la filière d’élevage, les nylons coupés et les nacres installées dans des bacs. Ayant été nettoyées, un mois auparavant, elles sont relativement propres.

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